Symposium international, par l’ICRA, en Italie

Symposium international, par l’ICRA, en Italie

Un symposium international sur « la foi, l’agriculture, et l’alimentation – Un nouveau concept de développement pour combattre la faim et pour faire face aux défis du troisième millénaire » a eu lieu du 26 au 28 juin 2015. Ce symposium était organisé par l’Association Rurale Catholique Internationale (ICRA), dans le cadre de l’Exposition Internationale 2015, à Milan.

J’ai eu l’occasion de participer à ce symposium et d’échanger avec d’autres personnes au sujet des problèmes que connaissent les pauvres et, plus spécialement, au sujet des problèmes qui, dus au phénomène de la mondialisation, affectent les agriculteurs, les dalits, les habitants des bidonvilles et les populations tribales de l’Inde.

Lors de la première semaine de juillet 2015, j’ai aussi participé à une autre conférence internationale de haut niveau qui avait lieu au Vatican, à Rome, sur le thème suivant: « Les peuples et la planète d’abord: l’impérative nécessité de changer de cap ». Cette conférence était organisée conjointement par le conseil pontifical pour la justice et la paix et par CIDSE, une alliance internationale de 17 agences catholiques travaillant pour le développement. La conférence rassemblait plus de 200 représentants: des leaders ecclésiaux, des hommes de loi, des scientifiques, des organisations de la société civile, etc., venant de différentes régions du globe. La réflexion de la conférence portait sur la relation entre la protection de la création, le développement humain intégral, la justice mondiale et le souci des pauvres. Le tout à la lumière de l’enseignement social catholique. L’événement marquait aussi le cinquantième anniversaire de la fondation de CIDSE. Le moment choisi pour cette conférence permit de profiter de l’enthousiasme produit par la publication de l’encyclique « Laudato Si’ » du pape François. L’encyclique est un document qui nous invite tous à un changement de cap en vue d’arriver à une « écologie intégrale » – environnementale, sociale, économique et politique – pour une distribution des biens qui appartiennent à tous et sont pour tous.

Dans son message inaugural, le cardinal Peter K.A. Turkson, président de la commission, a souligné qu’il ne s’agit pas de personnes ou de planète, de l’un au détriment de l’autre, mais que les deux sont tout aussi impérativement nécessaires. Il a également mentionné que le plus grand obstacle à l’impérative nécessité de changer de cap n’est pas économique, scientifique ou même technologique, mais plutôt dans nos esprits et dans nos cœurs. Le secrétaire d’état du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, invité d’honneur de la conférence a appelé la communauté internationale à rediriger ses pas et à bâtir une culture de respect et de protection de la nature et de la vie.

« Laudato Si’ » (Loué sois-tu), une expression tirée de la prière de saint François d’Assise, souligne le lien entre le respect de la nature et la justice pour les pauvres – pour promouvoir la dignité humaine, pour éradiquer la pauvreté et pour combattre le déclin de l’environnement. L’encyclique désigne la terre comme étant notre maison commune: un héritage commun dont les fruits doivent profiter à tous. Appelant à une option préférentielle pour les pauvres, l’encyclique affirme qu’une écologie intégrale ne peut plus séparer les questions sociales et environnementales. Bien qu’on ait besoin de la technologie et de la science, l’encyclique affirme qu’une véritable approche écologique est aussi une approche sociale. Elle doit intégrer les questions de justice dans les débats sur l’environnement, afin d’entendre, à la fois, « le cri de la terre et le cri des pauvres ».