Le pèlerinage de Lourdes 2015

Le pèlerinage de Lourdes 2015

Le 67e pèlerinage montfortain de Lourdes a eu lieu du 13 au 18 avril 2015, porté par le thème des pèlerinages de l’année : « Marie et Bernadette, messagères de la Bonne Nouvelle ». Une fois encore les frères de Saint-Gabriel, ils étaient bien une quarantaine, ont été très présents au cœur du pèlerinage qui a rassemblé quelque 5 000 pèlerins dont 700 malades, parmi lesquels trois frères de La Hillière infirmerie, entourés des soins et de l’affection de quelque 3 700 hospitaliers bénévoles. Bien qu’on ne les retrouve plus comme brancardiers ou aux soins des malades, les frères continuent à rendre des services appréciés : animateur spirituel, cérémoniaire, choristes, et interprètes pour les malentendants. Profitant des vacances scolaires, un bon groupe de jeunes a participé au pèlerinage. Trois frères de la communauté internationale gabriel Deshayes de Saint-Laurent en ont assuré l’encadrement. Une expérience mémorable pour tous.

 

Des membres des équipes générale et provinciale de la Compagnie de Marie, la sœur provinciale des Filles de la Sagesse et une conseillère étaient également présents. Accompagnant le F. John Kallarackal, supérieur général, les frères André Roberge, économe général et Georges le Vern, secrétaire général, étaient venus de Rome. Le F. Claude Marsaud, provincial et Gérard Égron, co-provincial, représentaient la province de France. Partageant le même hôtel, ils ont pu conforter les liens de famille déjà très réels. Une rencontre fut d’ailleurs organisée pour présenter le programme des fêtes du tricentenaire. Malgré des moyens humains limités, les projets sont ambitieux et cette année montfortaine sera mémorable, à n’en pas douter.

Participer à un grand pèlerinage, c’est avoir la grâce de vivre des temps forts spirituels et d’échanges plusieurs fois par jour. L’eucharistie toujours solennelle, est rehaussée par la qualité des chants de la chorale composée elle-même de pèlerins, et le recueillement des participants. La basilique saint Pie-X a totalement pansé les plaies occasionnées par les inondations catastrophiques des années passées. Cette année le chemin de croix matinal dans la montagne s’est déroulé par un chaud soleil. Expérience rarissime à cette époque de l’année à Lourdes. D’ailleurs le soleil et la chaleur ont accompagné les pèlerins presque tous les jours. Seule, la procession mariale, le jeudi soir, a dû être supprimée pour les malades à cause de la pluie. Ceux, les supérieurs généraux, en tête, qui sont allés porter les cierges votifs à la grotte, à la fin de la célébration de clôture, ont eu droit aussi à une belle et bonne bénédiction.

 

Temps forts donc que la bénédiction des malades, un grand nombre a reçu le sacrement, que l’engagement des hospitaliers, une bonne centaine, qui ont promis, devant l’assemblée tout entière de servir, de témoigner et d’aimer ceux qui étaient confiés à leurs soins. Ils ont déjà participé à trois pèlerinages, comme infirmières ou brancardiers. Ils connaissent le poids des mots et de ce que servir veut dire.

 

Temps fort encore que cette messe internationale, avec ses 15 000 participants, dont beaucoup de jeunes. Ils savent passer en un clin d’œil, de l’exubérance un peu folle au recueillement profond. Ils sont impressionnants de joie et de santé. Un beau témoignage de jeunesse de l’Eglise.

 

Le président du pèlerinage, Mgr Wattebled, évêque de Nîmes, qui présidait en même temps le pèlerinage de son propre diocèse, a su se mettre au diapason. Par des homélies courtes, mais percutantes, il a su faire passer le message de Lourdes auprès d’un auditoire aussi large que divers.

 

Bien sûr, comme le veut une excellente tradition, les frères et leurs amis : sourds, sourds-aveugles, associés, collaborateurs, se sont retrouvés avec un plaisir manifeste pour écouter les supérieurs leur donner des nouvelles de la congrégation, signer des cartes à envoyer aux quatre coins du monde et déguster quelques produits locaux de qualité.

 

Le pèlerinage montfortain de Lourdes est un grand moment à vivre. Un temps fort spirituel, mais aussi un temps de rencontres où prime l’esprit de famille. Face à l’inquiétude qui règne, aujourd’hui, dans le cœur de tant d’hommes et de femmes qui ne comprennent plus le monde dans lequel ils vivent, les personnes consacrées ont à témoigner de leur foi, et de leur humble espérance. Cela se fait naturellement. Il suffit de s’asseoir ou de marcher à côté de quelqu’un pour que la conversation s’engage, et passe rapidement au plan religieux. Le foulard, un insigne, deviennent des signes de reconnaissance et d’appartenance qui génèrent la confiance et la confidence.

 

Nos chaleureux remerciements et notre reconnaissance à tous ceux et celles, et il y a de plus en plus de laïcs, qui se dévouent à longueur d’année pour que le « pélé » puisse avoir lieu et qu’il se déroule dans de bonnes conditions. Notre profonde admiration à ces membres de l’Hospitalité montfortaine : responsables, médecins, infirmières, brancardiers, tous bénévoles, qui pendant une semaine se dévouent sans relâche et sans rechigner au service de leurs frères et sœurs malades. Un témoignage bouleversant, une Bonne Nouvelle qui se vit simplement, témoigne et rayonne. Messagers et messagères comme « Marie et Bernadette, messagères de la Bonne Nouvelle ».

(F. Georges Le Vern).